Estimations
22 juin 2023
Faire estimer un terrain agricole ? Un guide clair
L’estimation d’un terrain agricole requiert une évaluation spécifique. CC Experts dispose de toute l’expertise nécessaire pour évaluer de façon professionnelle et objectivité la valeur immobilière d’un terrain agricole, d’une prairie ou d’un pâturage.
Vous souhaitez faire estimer un terrain agricole, une prairie ou un pâturage ?
Ne cherchez plus et faites confiance à CC Experts en tant qu’expert indépendant.
Lisez ci-dessous tout ce qu’il faut savoir sur l’évaluation d’un terrain agricole, d’une prairie ou d’un pâturage.
L’estimation d’un terrain agricole est influencée par plusieurs facteurs :
- la superficie du terrain et la forme de la parcelle,
- la nature du sol, son orientation et le relief,
- les améliorations foncières éventuelles,
- la situation locative (bail à ferme, etc.).
Passons en revue les principales caractéristiques déterminantes du prix des terrains agricoles et des pâturages.
Localisation
‘Location, location, location’. Comme pour d’autres types de biens immobiliers, la localisation est un facteur déterminant dans l’évaluation d’un terrain agricole ou d’une prairie.
Le prix dépend de la région, de la province ou de la commune où se situe le terrain.
Les prix les plus élevés pour les terres agricoles se trouvent en Flandre-Occidentale, avec un prix moyen de 7,7 €/m². Les terrains les moins chers se situent à Liège et dans le Hainaut : 3,5 €/m².
Ces chiffres proviennent du Baromètre des notaires 2022.
Entre 2017 et 2022, le prix moyen des terres agricoles a augmenté dans chaque province, même si les variations sont grandes : la plus forte hausse a été enregistrée en Limbourg : +41,3 %, la plus faible dans la province d’Anvers : +4,0 %. En moyenne, la hausse est quasi similaire en Flandre et en Wallonie, avec respectivement +23,9 % et +22,5 %.
Des facteurs locaux jouent également un rôle : accessibilité et voies d’accès, exposition aux inondations, proximité de fermes ou d’exploitations agricoles, …
Superficie et forme
Il va de soi que la superficie du terrain détermine également sa valeur. Pour les grandes surfaces, la valeur par unité de surface peut légèrement diminuer. Il en va de même pour les petites parcelles isolées.
En 2021, la Région flamande comptait 624.634 hectares de surface agricole utile, ce qui revient à 46 % de la superficie totale de la région.
La majorité de cette surface agricole est utilisée pour la production de cultures fourragères (57 %), suivie par les grandes cultures (33 %) et l’horticulture (9 %).
Parmi les grandes cultures, la production céréalière est la plus étendue suivent ensuite en deuxième et troisième place la culture de pommes de terre et de betteraves sucrières. L’horticulture quant à elle se décline en produits maraîchers (plus de 50 %), les arbres fruitiers (environ un tiers) et floriculture.
La proportion de surface agricole est la plus élevée dans les provinces de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, suivies par les régions du nord de la Campine, du nord du Limbourg et du Hainaut. La superficie moyenne des terres agricoles est également la plus vaste en Flandre-Occidentale, avec 1,9 hectare en moyenne, contre 0,5 hectare en moyenne en Brabant flamand et 0,6 hectare en moyenne dans le Limbourg.
La forme du terrain ou des parcelles joue également un rôle important. Un terrain de forme régulière est plus facile à labourer qu’un terrain irrégulier. Ce dernier produira généralement moins de rendement qu’un terrain à forme régulière. Les parcelles de forme régulière peuvent être travaillées de façon plus efficace, ce qui se traduit par une productivité plus élevée.
Pour les prairies, la forme est un peu moins déterminante, mais elle reste un avantage. Des prairies régulières sont plus faciles à faucher, et il est également plus simple d’y installer des infrastructures, comme des clôtures, abris ou paddocks.
Nature du sol
La nature du sol forme le principal critère dans l’estimation d’un terrain agricole. L’utilisation possible du sol dépend fortement de la nature du sol et de sa fertilité.
Ce que l’on appelle l’aptitude agricole du terrain a un grand impact pour estimer sa valeur. Les principaux éléments qui déterminent cette aptitude sont : la classe de structure de la couche supérieure (type de sol), la capacité de drainage, et le développement du profil pédologique.
Les sols des Polders (limon sablonneux) ou limoneux forment en général les terres agricoles les plus fertiles. Un sol limoneux doit être légèrement mélangé à du sable afin d’en améliorer la perméabilité, sans quoi il devient trop humide en cas de fortes pluies ou pendant les saisons humides. Les sols sablonneux, en revanche, nécessitent plus d’apports en engrais, et les sols argileux sont eux plus difficiles à travailler. Rien d’étonnant donc à ce que la majorité des terres agricoles soit située dans les régions les plus fertiles de la Belgique, comme la Flandre-Occidentale avec la région des Polders.
Enfin, l’homogénéité du sol (le terrain présente-t-il un même type de sol sur toute sa surface ?),
la disponibilité de l’eau souterraine (et la qualité de cette eau), ainsi que le risque de perte de rendement (effet de lisière forestière, érosion, dégâts causés par le gibier, …)
constituent autant de facteurs importants à prendre en compte lors de l’estimation d’un terrain agricole.
La nature du sol est moins déterminante pour les prairies. Les prairies sont pour la plupart des terrains plus difficiles à fertiliser car se situant notamment sur un terrain en pente ou dans des zones régulièrement inondées.
Orientation et pente
L’orientation et la pente sont également des critères pris en compte dans l’estimation.
Par exemple, une orientation sud-est est favorable à la culture de fruits. Les terrains sablonneux en altitude ont tendance à être très secs, tandis que les terres basses restent plus longtemps humides. La pente du terrain peut aussi importer pour le type de culture: les terrains fortement inclinés sont généralement utilisés comme prairies, mais ils peuvent aussi être exploités pour certaines cultures spécifiques comme la viticulture notamment.
Améliorations foncières
Les améliorations apportées au terrain (drainage, irrigation, entretien, fertilisation) ont un impact direct sur la valeur des terres agricoles.
Ainsi, l’état général du terrain joue un rôle dans l’évaluation : il va de soi qu’une parcelle bien entretenue aura plus de valeur qu’une terre sur-fertilisée ou négligée. Dans le cas d’une prairie, la présence d’une clôture de qualité peut augmenter la valeur, tout comme l’existence d’abris pour les animaux. Ces types d’installations devront dans la plupart des cas être prévues avant toute mise en exploitation de la prairie.
Aspects juridiques
Enfin, les aspects juridiques ne doivent pas être négligés. Par exemple, la situation locative du terrain est un élément essentiel : le terrain est-il libre d’occupation ou loué pour une longue durée ? Les dispositions légales de la loi sur le bail à ferme ont une influence significative sur l’estimation de la valeur des terres agricoles et des prairies. De plus, la présence éventuelle de servitudes grevant le terrain, ou encore une pollution des sols, peuvent aussi jouer. Le secteur agricole est en outre soumis à de nombreuses réglementations relatives à l’utilisation des sols :
- Songez au décret sur les engrais (Mestdecreet), qui définit les obligations des agriculteurs et horticulteurs en matière de fertilisation en Flandre. Il y a aussi la fertilisation nulle dans les zones naturelles et forestières (qui interdit l’apport d’engrais sauf les excréments déposés directement par le bétail en pâturage).
- Il y a également l’Accord sur l’azote (Stikstofakkoord) et le nouveau décret sur le bail à ferme, qui n’est pas encore définitif, mais peut déjà donner une idée de la réglementation à venir.
- En outre, des restrictions peuvent découler des réglementations en matière d’aménagement du territoire et de l’urbanisme.
L’estimation d’un terrain agricole ou d’une prairie dépend donc, comme pour tout autre type de bien immobilier, d’un grand nombre de facteurs. Il est donc essentiel d’analyser et d’étudier l’ensemble du contexte pour obtenir un résultat objectif et conforme au marché.
Méthode comparative
La méthode la plus courante et la plus fiable pour estimer une terre agricole est la méthode comparative. Cette méthode compare la valeur d’un terrain agricole ou d’une à celle des terrains similaires récemment vendus. Les similitudes et différences entre les terrains sont alors analysées de manière objective, en tenant compte de leurs caractéristiques et facteurs de valorisation.
Commandez une estimation en ligne
Souhaitez-vous faire estimer un terrain agricole, une prairie ou un pâturage ?
Ne cherchez plus : faites confiance à CC Experts, votre expert indépendant.
Souhaitez-vous en savoir plus sur l’estimation de terrains agricoles ?
Comme chaque dossier et chaque projet est unique, nous adaptons nos services à vos besoins spécifiques.
Contactez-nous pour plus d’informations.
